elle est lovee dans les torpeurs de la nuit, le corps alanguie, la respiration lente comme lorsqu'elle s'abandonne. Elle m'enroule de ses jambes et pose sa tete dans le creux de mon cou, elle est apaisee comme ça, je le sais ...... et je reste immobile a guetter son sommeil, ce si precieux sommeil que nous peinons a retrouver depuis... depuis qu'elle a appartenu a quelqu'un d'autre. Son sexe collé contre ma cuisse, je m'interdis de penser a quoi que ce soit qui put etre autre chose que le sommeil. Son souffle dans mon oreille, son sexe contre ma cuisse, je me sens defaillir ... de desir ....ET de solitude. Je tourne la tete pour sentir ses levres proches des miennes, son souffle dans ma bouche pour prendre un peu d'elle, comme une voleuse dans le calme ecrasant de mes insomnies. Son sexe contre ma cuisse, son souffle dans mon oreille... mon corps est raide de se contenir, puis sa main douce, et son corps qui balance me donnent des signaux de bataille de corps.....elle dresse une armée d'assaillants comme ca en pleine nuit..... apres un sahara epidermique me voila si pres de l'oasis, assoiffée que je suis, je reste calme ne me rue pas a la fontaine .. surtout ne pas la tarir trop vite! J'attend d'etre sure du signal, j'accompagne mi ensommeillée, cette danse , cette caresse en mouvement qui nous reapprivoise, ses levres se collent a moi dans un baiser suave ....de ceux qui sont lourds de promesse. Je suis sa cadence pour ne pas effarer ce desir si soudain... si fragile, celui qui revient de croisades lointaines amoché, usé, fatigué! Ce desir se mute..... reelle et palpable mais tout est lent.... calme et maladroit, nous avons perdu nos certitudes, nous sommes comme deux amantes qui se reapprenent! Je perd pied, je ne comprend plus son corps comment la faire jouir, j'oublies mes sens , mes penséees reprennent le controle, je vois le coucou posee sa bouche sur son ventre, je la vois elle brulante d'amour. Je suis perdue, mes mains sur sa peau sans envie, ma bouche la parcourant sans fievre, je deviens mecanique bercée par des flashs de leur peau collé, j'ai envie de pleurer, Moumoune se crispe, son plaisir m'est doux, sa jouissance est une explosion de sensation, mais mon corps lui reste muet, il nous prive du plaisir de la symbiose , il se tait , Moumoune pleure, vla ti pas que je serais devenue frigide!!
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